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Moha le fou, Moha le sage
Texte Pier Paolo Pasolini, Tahar Ben Jelloun Mise en scène David Ayala Conception Abder Ouldhaddi
Avec : Abder Ouldhaddi Production Compagnie Hors Case
Moha le fou, Moha le sage, Moha clochard halluciné, Moha prophète dérangeant, Moha dansant, riant, s'insurgeant et « mettant à mal la bien-pensance souvent de mise lorsqu'on tente d'aborder les relations complexes entre la France et le Maghreb, et plus généralement entre l'Occident et les pays colonisés. » Les mots sont de David Ayala, exceptionnel Richard III, la saison dernière au Passage, qui met ici en scène Abder Ouldhaddi, l'un des Cinq Hommes du spectacle de la Compagnie du Passage. Lequel habite corps et âme la parole libre, salvatrice et bouleversante de Tahar Ben Jelloun. Dans ses récits comme ses pièces de théâtre, l'auteur de La nuit sacrée (Prix Goncourt 1987) dénonce les violences historiques subies par les peuples du Maghreb et s'interroge sur la quête de sa propre identité. Quel est le pays de ses racines sinon celui de ses affections, ce « pays intérieur » de l'amour, de la mémoire et du rêve ? Joué depuis 2003, ce monologue a reçu le prix du public à Cergy-Pontoise en 2004. Il a fait une grande tournée nationale au Maroc, provoquant de grands débats de par ses thèmes : la liberté de penser et d'agir, la sexualité et la place de la femme dans l'Islam.
Réservation en ligne 032 717 79 07
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Boris Vian, Une trompinette au paradis
Texte Jérôme Savary, Boris Vian Mise en scène Jérôme Savary Chorégraphie Sabine Leroc, Marco Oranje
Avec : Marco Oranje, Sabine Leroc, Antonin Maurel, Nina Savary, Jérôme Savary, José Molero, Patrick Torreglosa, Michel Bos, Michel Alcaïna, Bernard Tessier, Philippe Rosengoltz Production La Boîte à Rêves - Cie Jérôme Savary (Béziers)
Comme James Dean, Che Guevara ou Jésus, Boris Vian restera jeune pour l'éternité. Il me semble utile d'évoquer ce grand poète et provocateur qui, le temps d'une courte vie (car il se savait condamné) a bouleversé et enchanté la vie de générations d'adolescents jeunes et vieux (je fais partie des vieux adolescents). Une Trompinette au paradis sera un spectacle de la même veine que Y'a d'la joie qui fêtait Charles Trenet. Frénétiquement musical et swinguant (sans une note de play-back S.V.P.), un big band tiré au cordeau. Des comédiens qui chantent et qui dansent, des images plein les mirettes, des gags et des numéros de magie : tout ça, bien sûr, au service exclusif du Grand Boris.
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Choc des civilisations pour un ascenseur Piazza Vittorio
Texte Amara Lakhous Mise en scène Gaële Boghossian
Avec : Fabrice Pierre, Paulo Correia, Gaële Boghossian, Clément Althaus Production Collectif 8
Au moment où Johan, jeune réalisateur hollandais, s'installe en Italie dans un immeuble Piazza Vittorio, Lorenzo Manfredini dit "le gladiateur" est retrouvé assassiné dans l'ascenseur de ce même immeuble. Johan va se lancer, à la manière d'une enquête policière, dans la réalisation d'un film sur les témoignages des habitants. Le spectateur est convié à la projection du film.
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Ciels
Texte Wajdi Mouawad Mise en scène Wajdi Mouawad
Avec : Stanislas Nordey, Olivier Constant, Valérie Blanchon, Georges Bigot, John Arnold Production Au carré de l'hypoténuse
Abé Carré Cé Carré (Montréal)
Le compte à rebours a commencé. L'attentat approche. Où doit-il avoir lieu ? Qui le prépare ? Au nom de quel secret poésie et mathématiques ont-elles noué cet étrange pacte qu'une poignée d'agents fébriles, dans la crypte technologique qui les coupe du monde, cherche à déchiffrer sous nos yeux ? Dix ans après Littoral, Ciels a conclu au Festival d'Avignon 2009 la tétralogie du «Sang des promesses» qui a révélé au théâtre la voix épique de Wajdi Mouawad...
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Occident
Texte Rémi de Vos Mise en scène Dag Jeanneret
Avec : Philippe Hottier, Stéphanie Marc Production Compagnie In situ (Béziers)
Dans cette dissection au scalpel des rapports d'un couple et de ce couple au monde, dans un incessant va-et-vient horriblement drôle, il y a comme un concentré de toutes les petites misères humaines, de toutes les avanies quotidiennes, de tous les renoncements mais aussi - et paradoxalement - de tous les espoirs enfouis. Occident, c'est une bataille à la vie à la mort entre deux êtres perdus, qui se sont comme retranchés du monde policé, dans l'absolue nécessité et la pure vanité de triompher de l'autre, de ne jamais rien céder à l'autre. Sinon, ils s'écroulent ou s'en vont. Occident, c'est aussi la peinture de la descente aux enfers d'un homme qui peu à peu glisse vers l'extrémisme, doucement, sciemment, sans jamais s'en émouvoir. Une petite suée dans le dos de nos bonnes consciences. Dag Jeanneret
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Le Petit Prince
Texte Antoine de Saint-Exupéry Mise en scène Jacques Bellay
Avec : Jacques Bellay Production Théâtre National de Nice (Nice)
"Je n'aime pas qu'on lise mon livre à la légère", dit le narrateur du Petit Prince. En effet, Le Petit Prince est sans doute d'abord ce qu'il paraît être à la première lecture : un conte pour enfants, l'histoire triste d'un drôle de petit bonhomme plein de fraîcheur et de naïveté, tombé du ciel sur la terre, et qui retourne à la fin sur sa toute petite planète pour y retrouver la fleur qu'il aime. Mais il est aussi et surtout un texte profond et poétique, un cristal précieux qui irradie et fait vibrer les recoins les plus enfouis de notre enfance. Il y a d'abord le thème de l'enfance : dans le désert, symbole de la solitude et de la sécheresse (celle de la nature, mais aussi celle du coeur), la grande personne, le pilote, qui a "cassé son moteur", et n'a plus parlé à quiconque depuis fort longemps, rencontre le petit enfant, en fait l'enfant qu'il a été, qu'il a oublié, mais qui continue de vivre au plus profond de lui-même. Le Petit Prince, pour finir, conduira au puits le pilote qui a tellement soif, et lui donnera à boire l'eau "qui est bonne pour le coeur, comme un cadeau". Comprenons le sens de la parabole : c'est dans la pureté de l'enfance que nous pourrons retrouver notre substance, ce qui donne sens à notre vie. Il y a ensuite le thème de l'amour au sens large : l'apparition sur l'astéroïde du Petit Prince, de la fleur capricieuse, coquette et un peu menteuse. Et entendons encore une fois la leçon du renard : vivre, c'est aimer, c'est créer des liens. "Ta rose est unique au monde, unique parce que c'est celle que tu as arrosée, c'est celle que tu as mise sous globe. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé ; tu es responsable de ta rose." Et le renard confie son secret qui est au centre même de la pensée de Saint-Exupéry : "On ne voit bien qu'avec son coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux."
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Les Funambules
Texte Thierry Vincent Mise en scène Thierry Vincent Chorégraphie Éric Oberdorff
Avec : Henry Manini, Élodie Tampon-Lajarriette, Monique Loudières Production B.A.L. [Bal d'Arts Légers] (Nice)
Les Funambules est l'histoire d'une évasion.
En l'écrivant, j'avais en tête trois fils : le texte théâtral, la danse et la musique. Je voulais écrire une pièce qui tisse intimement ces trois arts sans pour autant que les personnages soient musicien, danseuse ou actrice.
Dès les premières pages, il m'est apparu que la pièce allait vers un genre qui la rapprochait de la science-fiction. Et que les influences venaient de films et de livres tels que Farenheit 451 de Ray Bradbury adapté par François Truffaut et 1984 de George Orwell porté à l'écran par Michael Radford.
Dans un monde niant l'individu et la transcendance, ou les ayant oubliés, deux femmes prennent la fuite. L'une résistante, est pourchassée. L'autre a rompu avec ses faux-amis, faux-mari. Elles vont faire équipe et se soutenir l'une l'autre. Leur évasion deviendra une quête, un éloge de la légèreté, un manuel de survie dans un monde policé, policier. Deux personnages les accompagneront jusqu'au bord du monde : la Mort appréciant ces deux fugitives qui n'ont pas peur de vivre, et le Protocole, personnage ambigu dont la fonction est de rétablir l'ordre des choses et qui est, néanmoins, intrigué par cette évasion hors du monde connu.
"La pente vers soi est peut-être le commencement de tout désordre", mais "Il faut porter en soi un chaos pour enfanter une étoile dansante"
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