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Des jours et des nuits à Chartres
Texte Henning Mankell Mise en scène Daniel Benoin
Avec : Marie-Julie Baup, Paul Chariéras, Paulo Correia Production Théâtre National de Nice (Nice)
Le point de départ de cette pièce est une photo de Robert Capa, réalisée à la fin de l'Occupation allemande. La photo, prise dans une des rues principales de Chartres, représente une jeune femme tondue. Parmi les autres personnes qui y figurent, certaines sont identifiables. D'autres ne sont que des silhouettes. Hors cadre, d'autres habitants de la ville assistent à l'humiliation de Simone. Simone était une "fille à soldats". Dans ses bras, elle porte l'enfant qu'elle a eu avec un Allemand. La photographie est prise au moment où on la conduit en prison, où elle attendra son procès. Parmi les gens figurant sur la photo, beaucoup souhaitaient l'exécution de Simone. Si elle y a échappé, c'est grâce à l'éthique des dirigeants chartrains de la Résistance, qui s'opposaient à tout lynchage. Simone ne fut pas exécutée. Mais elle fut condamnée. Elle mourut dans les années 60, détruite par l'alcool. Elle avait changé de nom, mais tout le monde connaissait son identité. Cette pièce raconte son histoire, tout en prenant quelques libertés avec les faits. J'ai changé certains détails, ajouté certaines scènes, mais pour l'essentiel les événements se sont déroulés tels que je les montre. Cependant, la pièce parle aussi de moi, et de tous ceux qui ont un jour regardé la photo de Robert Capa. En d'autres termes, la pièce reflète le monde terrible et l'époque dangereuse dans lesquels nous vivons.
Tél. 04 93 13 90 90
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Parlez-moi d'amour
Texte Raymond Carver Mise en scène Jacques Lassalle
Avec : Marianne Basler, Jean-Philippe Puymartin, Catherine Rétoré, Olivier Augrond, Julien Bal Production Compagnie Jacques Lassalle / Pour Mémoire
D'après les nouvelles Intimité et Le bout des doigts de Raymond Carver
Les nouvelles de Raymond Carver sont des coups de pinceau incisifs : ils esquissent le portrait d'une humanité déglinguée, de ces paumés qui peuplaient l'Amérique des années 50. Sans effet littéraire, Carver s'intéresse à des gens qui n'ont souvent pas voix au chapitre. Il ausculte et se penche sur quelques plaies incurables de l'espèce humaine : son incapacité à aimer, sa peur de la mort, sa difficulté à vivre en couple. Dans la matière choisie par Jacques Lassalle, il est ici question d'un écrivain qui rend visite à son ex-épouse ; et là, d'une femme qui quitte son mari sans raison apparente, après vingt ans de vie commune...
René Zahnd
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La Tempête...
Texte William Shakespeare Mise en scène Georges Lavaudant Chorégraphie Francis Viet
Avec : Astrid Bas, Clément Bertani, François Caron, Olivier Cruveiller, Loïc-Emmanuel Deneuvy, Jean-François Lapalus, Manuel Le Lièvre, André Marcon, Pascal Rénéric, Jean-Philippe Salério, Irina Solano, Janaïna Suaudeau, Julien Testard, Marianne Téton, Adeline Zarudiansky Production LG Théâtre
Vers 1595, dans la forêt du Songe, Démétrius et Lysandre jurent en toute sincérité un amour éternel et exclusif à Hermia, puis à Héléna... À l'origine de cet incroyable quiproquo amoureux, une cause surnaturelle : la mésentente entre Obéron et Titania, Roi et Reine des Fées. À l'issue d'une folle nuit, trois noces seront conclues, et le théâtre sera de la fête, avec en guise de cadeau nuptial un numéro d'une médiocrité comique insurpassable : le spectacle le plus amateur de tous les temps ! - Vers 1611, sur l'île déserte de La Tempête, Shakespeare invente à nouveau un maître disposant de pouvoirs surhumains. Mais aux labyrinthes lunaires du Songe, où errent Obéron et Puck le lutin, le poète substitue un espace illusoire qu'Ariel et Prospero, son maître, maintiennent en perpétuelle transformation. Ici, il ne s'agit plus des seuls jeux de l'amour et du hasard. Tout est d'emblée méticuleusement mis en scène par Prospero le mage. Et le plus mystérieux présent de noces qu'il offre à sa fille Miranda est encore une féerie - que Georges Lavaudant a remplacée par une version allégée du Songe, produisant un effet d'une vertigineuse et étrange évidence : deux merveilles, qui parlent de merveilles, circulent l'une dans l'autre en se tendant mutuellement leur miroir...
Tél. 01 41 60 72 60
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| jeudi 25 novembre | 14h30 | | jeudi 25 novembre | 19h30 | | vendredi 26 novembre | 14h30 | | vendredi 26 novembre | 20h00 | | samedi 27 novembre | 20h00 | | dimanche 28 novembre | 16h00 | | lundi 29 novembre | 14h30 | | mardi 30 novembre | 14h30 | | mardi 30 novembre | 19h30 | | jeudi 2 décembre | 10h00 | | jeudi 2 décembre | 14h30 | | vendredi 3 décembre | 14h30 | | vendredi 3 décembre | 20h00 | | samedi 4 décembre | 20h00 |
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Du pain plein les poches
Texte Mateï Visniec Mise en scène Nino d'Introna Conception Nino d'Introna
Avec : Jean-Erns Marie Louise, Philippe Nesme Production Théâtre Nouvelle Génération (Lyon)
Deux hommes, nommés Canne et Chapeau, sont postés autour d'un puits dans lequel se trouve un chien. Ces deux personnages s'interrogent sur le moyen de sauver l'animal, sans jamais rien tenter pour y parvenir. De temps à autre, ils lui jettent quelques morceaux de pain pour se donner bonne conscience. Alors que la nuit commence à tomber, le chien est toujours prisonnier du puits...
D'une ironie grinçante, l'écriture de Matéï Visniec donne à voir toute l'absurdité et la dimension tragi-comique des rapports humains. Intrigué dès le départ, le spectateur se laisse bercer par cette langue psalmodiée qui dévoile les lâchetés de chacun.
Tandis que la scénographie enveloppe le texte pour faire écho à sa richesse symbolique, la mise en scène de Nino D'Introna attise la tension théâtrale en touchant du doigt l'animalité de tout être. Le climat déstabilisant qui s'installe peu à peu est conforté par l'ambiance sonore et les jeux de lumières. Sans nécessairement trouver de réponses sur le plateau, les questions existentielles qui se dessinent au détour des mots, invitent à une réflexion spirituelle.
Tél. 04 72 53 15 10
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R.E.R.
Texte Jean-Marie Besset Mise en scène Gilbert Désveaux
Avec : Didier Sandre, Andréa Ferréol, Mathilde Bisson, Chloé Olivérès, Marc Arnaud, Lahcen Razzougui, Brice Hillairet Production BCDV Théâtre (Paris)
Deux jeunes couples aux extrémités de l'échelle sociale, et de la géographie francilienne : au nord, Jeanne, caissière au Lidl de Drancy, et Jo, travailleur occasionnel dans une société de gardiennage. Au centre, Onyx, jolie intellectuelle aiguë du Quartier Latin, et son amant A.J., ingénieur exilé à Pékin.
La vie de ces quatre jeunes gens va s'entremêler à cause de la folie de Jeanne, des resquilles de Jo, de la vanité d'Onyx et du conformisme d'A.J.
Témoins de leurs passions et de leurs désespoirs, deux adultes que tout oppose : Herman, un grand avocat de gauche, juif et homosexuel, et madame Argense, une femme simple, que le repli identitaire et la peur du monde actuel ont rendue hostile à toute forme de différence.
L'imagination emballée de Jeanne met en mouvement un processus de collisions inattendues entre tous ces personnages, autour de ces thèmes qui traversent avec un grondement sourd la France d'aujourd'hui, tel le fil souterrain de la ligne du RER.
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Louise de Vilmorin
Texte Annick le Goff, Coralie Seyrig, André Parinaud Mise en scène Christine Dejoux
Avec : Coralie Seyrig Production Théâtre des Treize Vents (Montpellier)
Tout a commencé par la découverte des remarquables entretiens radiophoniques d'André Parinaud avec Louise de Vilmorin enregistrés en 1957. Profondément touchée par l'originalité, le charme et la drôlerie de ses propos, j'ai tout de suite eu envie de les adapter pour le théâtre. J'ai donc travaillé avec Annick Le Goff, actrice et scénariste, pour construire un portrait personnel et fidèle de cette femme qui représente la quintessence de la culture française de son époque.
Avec Christine Dejoux, actrice et metteur en scène, nous avons voulu restituer l'imaginaire si particulier et si riche de cette personnalité hors du commun. Toujours avec cocasserie et une grande intelligence, Louise de Vilmorin évoque son enfance, les hommes qui ont traversé sa vie et qu'elle a aimés (Jean Cocteau, Antoine de Saint-Exupéry, André Malraux, Gaston Gallimard, Duff Cooper,...) ses idées sur la littérature et sur son oeuvre, et tout cela, avec une légèreté mêlée à une profondeur qui n'appartiennent qu'à elle. Coralie Seyrig
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